Lettre d'information

Lettre d’information – Juin 2018

Le mot du gérant, Emmanuel du Ché

Les marchés financiers sont entrés depuis fin janvier 2018 dans une zone de turbulences. La probabilité que les marchés actions connaissent une baisse significative (supérieure à 15%) cet été ou au plus tard en octobre nous paraît élevée. Les fonds ISR de notre sélection comprenant moins de 30% d’actions, comme par exemple Liberté & Solidarités (voir l’interview ci-dessous) sont donc selon nous à privilégier en ce moment.

Les énergies dites « propres » le sont-elles ?

Après avoir assisté le 4 avril dernier à la conférence passionnante de Guillaume Pitron, auteur du livre « La guerre des terres rares », j’ai immédiatement acheté son livre.

Que sont les métaux rares ?

Les métaux rares sont, comme leur nom l’indique, beaucoup moins abondants que les métaux classiques que nous connaissons (or, argent, cuivre, étain, plomb, fer…).

Ils sont disséminés en très faible quantité dans des milliers de tonnes de roches, associés aux métaux abondants et mélangés à eux dans l’écorce terrestre. A quoi servent-ils ?

Les métaux rares sont utilisés dans pour les éoliennes, les panneaux solaires photovoltaïques, les batteries, les voitures électriques, les télévisions, les ordinateurs, les smartphones… Tout ce que nous utilisons quotidiennement en électronique ou autre.

Est-ce que cela contribue au réchauffement climatique ?

La réponse est malheureusement oui, mais pour ne pas le voir nous avons laissé exporter l’extraction de 95% des terres en Chine, qui l’a consciemment accepté, voire encouragé (avec des prix cassés), pour pouvoir bénéficier de ce monopole et du rapport de forces qu’il lui confère.

Extraire et broyer les roches contenant les métaux rares nécessite beaucoup d’énergies fossiles émettrices de CO2. Puis raffiner les roches pour obtenir les métaux rares nécessite l’utilisation de beaucoup de produits chimiques (acides sulfuriques et nitriques) très polluants. Extrait du livre « Et ce n’est pas tout, la purification de chaque tonne de terres rares requiert l’utilisation de 200 m3 d’une eau d’une eau qui, au passage, va se charger d’acides et de métaux lourds. Transite-t-elle par des stations de raffinage avant d’être évacuée vers les fleuves, les sols, les nappes phréatiques ? Très rarement. Les chinois auraient pu faire le pari de la propreté, mais ce n’est pas l’option qui a été privilégiée ».

Quelles sont les solutions ?

Comme l’a dit Guillaume Pitron à la fin de sa conférence « la meilleure énergie est celle que nous ne consommons pas ».

Soyons conscients et lucides aussi à ne subir le consumérisme qui nous pousse à changer très régulièrement de portables, de voiture, de téléviseurs, etc.

Informons-nous les uns et les autres, notamment avec le blog de JeSuisResponsable, sur les produits de consommation ayant clairement été conçus en obsolescence programmée.

Certains pays, comme le Japon, ont commencé à favoriser le recyclage des métaux rares en récupérant les produits électroniques contenant ces métaux rares. Mais c’est aujourd’hui beaucoup plus cher que d’acheter directement des métaux rares à la Chine qui entend bien conserver son quasi-monopole avec des prix bas.

Développer en Europe et dans d’autres pays des usines capables d’extraire en dehors de la Chine des métaux rares en respectant les normes écologiques qui ne sont pas respectées en Chine.

En complément

Voici les vidéos de Guillaume Pitron que nous vous recommandons pour continuer à vous informer sur les métaux rares :

https://www.youtube.com/watch?v=487mer5stLM (la plus courte 2mn37, mais très bien faite)

https://www.youtube.com/watch?v=cN__PwhX2WY (7mn 42, très instructive aussi)

https://www.youtube.com/results?search_query=guillaume+pitron pour les passionnés, tout est là.

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